CHANGEMENT PROFESSIONNEL



Changer d’entreprise et changer de poste : deux projets bien différents et de nombreuses réflexions à mener.
 

LE BON PLANNING POUR CHANGER DE POSTE/ENTREPRISE.

Changer de poste dans l’entreprise :
Un changement de fonction tous les 3 à 5 ans représente le bon rythme : 12 à 18 mois pour intégrer les principaux aspects de la fonction et 2 à 3 ans pour obtenir les résultats de l’expérience qui permet de passer à autre chose. Attention, ces délais peuvent être plus courts : dans les groupes anglo-saxons la norme est plutôt de 2 à 3 ans ; dans les entreprises en fusion ou faisant face à des grandes mutations (retournement, implémentation d’ERP) les cycles ont tendance à s’allonger : toutes les fonctions vont devoir se mobiliser sur ces sujets qui vont ralentir la maturation de la fonction.

Changer d’entreprise :
Rester moins de 2 ans et demi dans une entreprise, c’est montrer que le choix a été mauvais ou faire preuve d‘une bougeotte hors normes : dans les 2 cas c’est probablement se priver des plus belles entreprises qui, dans le doute, s’abstiendront.

Notre conseil : ne pas changer d’entreprise plus de 3 fois en 10 ans !

En avançant dans la carrière professionnelle, les cycles de changement auront tendance à s’allonger. Durer dans une entreprise pour peu que vous vous y plaisiez vraiment, c’est l’occasion de démontrer votre pugnacité, votre aptitude à faire face à des situations complexes, à des managers différents, et ainsi démontrer que lorsque la pente deviendra plus raide, votre employeur pourra compter sur vous.

Note spéciale pour la génération Y (nées après 1980) qui a la réputation de zapper devant une situation qui ne les satisfait pas : inspirer confiance est essentiel dans la relation avec l’employeur, en montrant son aptitude à passer outre les contraintes ou les difficultés liées au management ou à une conjoncture. Attention aussi à l’employabilité des plus de 45 ans n’ayant connu qu’une seule culture d’entreprise : il faudra savoir démontrer son adaptabilité à un autre environnement.

RÉPONDRE AU 1ER CONTACT D'UN CHASSEUR DE TÊTES.

Vous êtes plongé au beau milieu d’un dossier urgent, votre manager vient d’entrer dans votre bureau... quand le téléphone sonne. Au bout du fil, une personne que vous ne connaissez pas se présente comme étant consultant pour un cabinet de recrutement par approche directe et vous propose de discuter d’une opportunité professionnelle. Voici quelques pistes pour répondre au mieux à l’appel impromptu de ce « chasseur ».

Passée la première surprise, si vous ne pouvez parler librement, proposez un autre rendez-vous téléphonique. Le consultant trouvera le moyen de vous rappeler à un moment mieux choisi dans les heures ou jours suivants.

Le consultant va balayer avec vous votre parcours, synthétiser vos compétences et creuser quelle est votre vision de votre avenir professionnel. Sa vision objective de votre expérience et du secteur dans lequel vous travaillez vous permettront de prendre de la hauteur et d’envisager avec lui des perspectives d’évolution auxquelles vous n’aviez pas pensé.

Cet appel tombe à un moment où il n’est pas question pour vous de changer d’emploi ? Sans doute cela vaut-il tout de même la peine de perdre les 10 minutes que prendra cette première conversation. Un consultant en recrutement est en contact avec plusieurs dizaines d’entreprises de votre secteur d’activité. Votre prochain employeur peut être l’une d’entre elles, que ce soit demain, dans 18 mois ou dans 5 ans.

Le consultant n’est là ni pour vous forcer la main, ni pour vous « piéger ». Plus vous jouerez la carte de la franchise, mieux vous pourrez déterminer ensemble s’il y a une logique ou non à ce que vous donniez suite à l’opportunité proposée.

L’opportunité ne vous correspond pas, mais vous hésitez à la décliner, car vous aimeriez profiter de ce contact pour estimer « ce que vous valez » sur le marché. Plutôt que de solliciter un entretien inutile, dites-le ! Le consultant appréciera votre franchise et répondra volontiers à vos interrogations.

Même si vous n’avez pas sollicité ce premier contact, gardez en tête que c’est durant ces minutes que vous ferez votre première impression. Ne gâchez pas cette occasion de vous présenter sous votre meilleur jour et multipliez ainsi les chances que le consultant repense à vous, lorsqu’il aura en main l’opportunité professionnelle qui vous correspond.

LES 12 ÉTAPES D'UNE DÉMISSION RÉUSSIE.

Prendre un nouveau poste incite les salariés à regarder devant eux, autrement dit à avoir en priorité l’organisation de leur avenir. C’est ainsi, qu’avec une nouvelle offre d'emploi en main, certains font peu d’efforts pour se séparer en bons amis. Et pourtant, le monde est petit et vous y avez grand intérêt pour votre avenir professionnel…

Voici nos conseils.

  • Préparation: Pensez à la démission comme vous le feriez pour un entretien d’embauche. Prenez le temps de préparer ce que vous allez dire, dans quel ordre, et à qui. Vous allez au-devant de sérieuses difficultés relationnelles si vous ne respectez pas la ligne hiérarchique.

  • Soyez honnête: Ne cachez pas la vérité à votre employeur et vos collègues. Dites-leur d'emblée que vous partez.

  • Soyez concis: Que ce soit par oral ou par écrit, allez droit au but. Expliquez pourquoi vous partez, mais essayez d'éviter d’être négatif ou critique à l’égard de l’entreprise ou l’équipe.

  • Soyez flexible: Si vous le pouvez, négociez une date de départ qui convient à votre employeur aussi bien qu’à vous. Coopérez pleinement à la remise des fichiers, documents, dossiers et clients avec qui vous travaillez.

  • Soyez réaliste: si votre démission n’était absolument pas prévue, attendez-vous à une réaction de votre employeur. Prévoyez du temps pour que cette réaction se produise, laissez-les digérer ! Si votre manager devient agressif, contrarié ou cherche l’affrontement, ne répondez pas par un comportement similaire. Restez sur les commentaires que vous avez préparés.

  • Soyez diplomate: Si vous pensez qu'il est important d'expliquer vos expériences négatives dans l’entreprise, faites le en face à face. Ne le faites jamais par écrit. Encore une fois, utilisez vos commentaires préparés plutôt que de les faire au pied levé.

  • Soyez reconnaissant: Remerciez votre employeur pour la formation et les opportunités qu’il vous a offertes. Remerciez vos collègues pour ce que vous avez appris d'eux. Accentuez toujours ce qui est ou a été positif – trouvez toujours quelque chose d’agréable à dire.

  • Suivi par écrit: Toujours envoyer une lettre de démission selon les dispositions légales cad par LRAR aux RH ou à défaut au dirigeant. 

  • Ne pas briser les ponts: Vous pourriez avoir besoin de votre ancien employeur pour des références, des conseils ou même un emploi! Le monde est souvent petit : on ne sait jamais ou vos collègues de travail vont se retrouver dans 5 ou 10 ans…

  • Soyez bien informé: Assurez-vous que vous savez ce que sont vos droits quand vous partez, comme les vacances inutilisées, les RTT, ou les congés maladie, le préavis…

  • Restez en contact: Soyez proactif afin de rester en contact avec ceux dont la relation peut être précieuse mais aussi les amis que vous avez rencontrés dans ce job.

  • Faire face à une contre-proposition: Si vous recevez une contre-proposition, prenez le temps de l'examiner. Qu’est ce qu’il y a de nouveau? Est-ce que c’est vraiment ce que vous voulez ? Pensez en premier lieu aux raisons que vous ont poussé à décider à accepter ce nouveau poste. Étant donné que vous avez déjà démissionné, vous sera-t-il facile de continuer à travailler dans la même entreprise? Si vous envisagez sérieusement d'accepter la contre-proposition, pensez à l'impact qu'elle peut avoir sur votre relation avec ce nouvel employeur auprès duquel vous vous êtes engagé : vous pourrez être amené à traiter avec lui dans l'avenir…

EVALUER L'OFFRE D'EMPLOI.

Un certain nombre de facteurs entrent en considération lors de la prise de décision sur une offre de poste. Évidemment, il y a «l’argent», mais il faut savoir mettre de côté l’aspect financier de l’offre, car il y a d’autres aspects à considérer :


LE POSTE :
• Pourquoi est-il ouvert, et depuis combien de temps?
• Qu'est-il arrivé à l'ancien employé?
• Avez-vous vu une description détaillée du poste? Quelles sont les responsabilités précises ?
• Pouvez-vous assumer les responsabilités énoncées pour la fonction?
• Est-ce que les activités quotidiennes sont intéressantes?
• Est-ce l’occasion pour vous de développer de nouvelles compétences?
• Les objectifs fixés pour la position sont-ils réalistes et réalisables?
• Quelles sont les perspectives d’évolution dans ce poste? Sera-t-il un tremplin pour votre prochain poste? En quoi cette fonction contribue à vos objectifs de carrière à long terme?


LA SOCIÉTÉ :
• Comment se situe la Société sur son propre marché? Qui sont ses concurrents? Quelle est sa part de marché?
• Quelle est la tendance ? L'entreprise est-elle en croissance, à l’équilibre ou en régression? Quel est le potentiel de l'entreprise, et comment cela affectera votre fonction?
• Le management est-il expérimenté et respecté ? Depuis combien de temps est-il en place?
• L’effectif de l’entreprise est-il stable, ou y-a-t-il un problème de turn-over?
• Est-ce que la culture d'entreprise (et ses valeurs) est compatible avec la vôtre?


LE MANAGER :
• Depuis combien de temps est-il dans la fonction ? Quels sont ses liens et contraintes de reporting (au-dessus)?
• Quelle est sa formation, son expérience professionnelle antérieure?
• Quelle est sa prochaine étape de carrière probable?
• Vous entendez-vous avec cette personne, et pensez-vous que vous pourriez travailler efficacement avec lui / elle?
Autres facteurs à considérer
• Comment ce nouveau rôle cadre avec votre de mode de vie présent (ou souhaité)?
• Comment allez-vous composer avec le stress et les pressions du nouveau poste et au fait de changer d'emploi?
• Combien de temps pensez-vous ce travail vous rendra heureux(se)?

Réalisation : [Y]